Kinshasa, capitale de la RDC, a connu, vendredi, une journée vivement bouillante. A la base, une manifestation de l’Opposition pour dire non au référendum et au changement de la Constitution.
L’agenda initial a prévu un sit-in au Palais du peuple. Les autorités urbaines ont approuvé l’activité, tout en demandant aux Opposants de la tenir au terrain Assossa dans la commune de Kasa-Vubu.
Le refus catégorique de l’Opposition de modifier son plan a dressé le lit d’un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants. Après le chaos, c’est la guerre des bilans.
« D’après les premières données à notre disposition, il n’y a eu aucune perte en vie humaine, 20 blessés légers dont 15 policiers et 5 manifestants et près de 5 épaves de véhicules incendiés », a rapporté, dans un communiqué, l’Hôtel de ville de Kinshasa en réponse au lourd bilan présenté quelques heures plus tôt par l’Opposition et des organisations de la Société civile.
Selon le Forum des Droits humains (FDH), deux militants de l’Opposition sont morts dans des circonstances atroces. L’un a été victime d’un lynchage et l’autre a été atteint par des tirs à balles réelles, précise le FDH, notant en outre plusieurs incidents alarmants.
Des médias ont rapporté que six activistes sont soit portés disparus soit interpellés à la suite de l’intervention des forces de l’ordre pour disperser les manifestants. Il s’agit de Gauthier Kasongo, Best Mulamba, Trésor Muteba, Gloire Buka, Rebecca Tshongo Vikyo et Jean-Pierre Tshileo Mpoyi.
Gatien D. Kasongo




