Un tournant dans l’enquête sur la mort de l'homme d'affaire congolais Vally Amisi. Le principal suspect, Béni Mukena Muepu, a été interpellé à Brazzaville.
L’annonce a été faite dimanche par le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, qui a salué « une avancée importante », fruit de la coopération judiciaire entre la RDC et la République du Congo. Les formalités pour son transfèrement vers Kinshasa sont en cours, a-t-il fait savoir.
Des aveux et la piste d'un commanditaire
Selon une vidéo abondamment partagée sur les réseaux sociaux, probablement tournée lors de son audition dans les locaux de la police à Brazzaville, le suspect est « passé aux aveux ».
Béni Mukena Muepu affirme avoir tué la victime. Mais il déclare surtout avoir agi « sur instruction de quelqu'un de très haut placé ».
Interrogé sur l’arme du crime, il se dit incapable de donner des précisions : « Je ne suis pas spécialiste en armes. On me l'a juste donnée », a-t-il déclaré.
Il confie également avoir « peur de parler », craignant d'exposer sa famille aux représailles des commanditaires.
Rappel des faits
Le corps de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle vie bomoko FC et entrepreneur congolais installé en Afrique du Sud, avait été découvert le 10 avril 2026 dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
D’abord présentée comme un enlèvement par une bande armée, cette piste a été écartée par les enquêteurs. Des images de vidéosurveillance avaient permis d’identifier un proche de la victime peu avant sa mort.
Le ministère de la Justice précise qu’une information judiciaire est ouverte et que la qualification des faits reviendra aux juridictions compétentes.
Dans son communiqué du samedi 2 août, le ministère de la Justice a rappelé que Béni Mukena Muepu bénéficie de la présomption d’innocence.
L’affaire, qui secoue la capitale, entre désormais dans une nouvelle phase. La révélation d’un commanditaire « très haut placé » relance le débat.
Gatien D. Kasongo






