DAYNEWS RDC DAYNEWS RDC Dimanche 11 Octobre 2026
BREAKING NEWS
Parlement : le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, participe, depuis ce mardi à Yaoundé, aux travaux de la 51ᵉ Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)• Kasaï Oriental : En 2025, seules 45,4% des naissances ont été enregistrées à l'état civil, selon l'UNICEF• ONU : La Première ministre Judith Suminwa va présider, ce mercredi, un débat sur les violences sexuelles liées aux conflits• Beni : Plus de 5.000 enfants des militaires et policiers n'ont pas été à l’école en 2025-2026• Mbuji-Mayi : Hause du prix du carburant à la pompe, passé de 4 à 6 mille francs congolais (soit +50%) depuis quelques jours• Foot : le Conseil d'administration du DCMP convoqué ce vendredi à Kinshasa au sujet de la crise qui frappe le club vert et blanc• RDC : La Cour de cassation a cité à comparaître, à son audience publique du 13 juillet 2026, Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, et Chançard Bolukola, Coordonnateur intérimaire de FRIVAO•

Marche « Oui, je le veux » à Kinshasa : quand les images sèment le doute sur la mobilisation de la jeunesse

T-shirts floqués et drapeaux en main, les participants visibles lors de la marche de ce mercredi semblent loin du profil « jeune » vendu par la ministre Kutino. Une mobilisation qui pose question sur sa représentativité

D
Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
Marche « Oui, je le veux » à Kinshasa : quand les images sèment le doute sur la mobilisation de la jeunesse
Des femmes, majoritairement adultes, mobilisées lors de la marche « Oui, je le veux ». Des images qui contrastent avec la présentation de l’événement comme une mobilisation de la jeunesse
La marche populaire, organisée à l'initiative de la ministre de la Jeunesse dans le cadre de la campagne « Oui, je le veux », s’est tenue ce mercredi dans les rues de Kinshasa.
Présentée comme une mobilisation de la jeunesse, l’initiative suscite toutefois des interrogations après la diffusion des images de l’événement.
Une campagne aux objectifs politiques affichés
Portée par la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, Grace Kutino, la campagne a été annoncée comme un élan citoyen censé rassembler les jeunes autour d’un message d’adhésion et de soutien à la vision d’une nouvelle « Constitution résolument tournée vers la jeunesse », ainsi que de défense des intérêts de cette catégorie de la population congolaise.
Le slogan « Oui, je le veux », scandé et inscrit sur des t-shirts arborés par des manifestants, devait incarner cette implication de la nouvelle génération, décidée, selon la ministre Kutino, à obtenir notamment plus de places dans la sphère des décisions.
Dans sa communication, Grace Kutino a mis en avant une forte participation juvénile. L’objectif affiché : démontrer l’engagement des jeunes pour « l'emploi et l'entrepreneuriat, un Congo refondé et sécurisé, un dialogue tourné vers l'intérêt du pays, et une Constitution résolument tournée vers la jeunesse ».
Des images qui questionnent la réalité du terrain
Mais les visuels relayés après la marche dressent un tableau différent. Sur plusieurs photos et vidéos diffusées, les participants visibles au premier plan apparaissent majoritairement comme appartenant à des générations plus âgées.
On y voit particulièrement des femmes arborant les t-shirts « Oui, je le veux » et agitant des drapeaux de la RDC. La présence des visages non-jeunes a immédiatement été relevée sur les réseaux sociaux.
Ce décalage entre le discours officiel et les images a nourri les commentaires. Plusieurs internautes et observateurs s’interrogent : la « jeunesse » mise en avant par la ministre était-elle réellement au rendez-vous, ou s’agit-il d’une mobilisation plus large, intergénérationnelle, présentée autrement ?
En revendiquant une initiative « de la jeunesse », Grace Kutino plaçait la nouvelle génération au centre du dispositif. Les images diffusées, elles, laissent planer un doute sur la capacité à l’atteindre et à la faire descendre dans la rue pour des motifs « purement politiciens », selon certaines critiques.
Jusqu’ici, le ministère de la Jeunesse n’a pas réagi aux critiques apparues en ligne. Aucun chiffre officiel sur le nombre de participants n’a non plus été communiqué.
Alors que la campagne « Oui, je le veux » doit continuer son chemin, la marche de ce mercredi à Kinshasa laisse une impression mitigée : entre volonté affichée de mobiliser la jeunesse et réalité observée sur le terrain, l’écart interroge sur les méthodes de mobilisation et sur la place réelle accordée aux jeunes dans la reconstruction de la République démocratique du Congo. 
Gatien D. Kasongo

Pièces jointes

1 / 2

Dernières publications