La décision du Président Félix Tshisekedi de renvoyer la proposition de loi sur le référendum au Parlement a suscité les premières réactions politiques ce vendredi.
Dans une déclaration vidéo, le président d'ADD Congo, Prince Epenge, a dit prendre acte de ce renvoi, qu’il qualifie de « petit pas dans la bonne direction » et « dans le sens de l’apaisement ».
Malgré ce recul du pouvoir, l’opposant appelle à maintenir la mobilisation.
« Nous appelons notre peuple à la vigilance accrue, à poursuivre la mobilisation à Kinshasa et dans tout le pays, à rester vigilant jusqu’au bout. Le combat pour le respect de la Constitution est encore entier et sera probablement long », a déclaré Epenge.
Il estime que ce renvoi a été obtenu « au prix du sang et de la sueur » du peuple congolais.
Appel aux députés de l’Union sacrée
S’adressant directement aux élus de la majorité, le leader de l’ADD Congo les a invités à « se ressaisir » et à « corriger le tir ».
« On vous a promis des Jeeps et de l’argent. Mais malgré l’appât de l’argent, il y a des valeurs à défendre. Malgré le confort des Jeeps, il y a une Constitution à respecter », a-t-il martelé.
S’appuyant sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle, ils rappellent que les matières pouvant faire l’objet d’un référendum sont « limitées » : le transfert de la capitale, la cession ou l’échange de territoires, et les pouvoirs souverains du peuple.
Epenge a haussé le ton contre l’auteur de la proposition de loi. Il l’a accusé d’avoir voulu « mettre le Congo à feu et à sang avec une loi taillée à la mesure et au poids d’un homme ».
« C’est un désaveu cinglant. Démissionnez du Parlement, parce que vous ne représentez plus le peuple mais un individu », a-t-il lancé.
TOGE






