Le gouvernement provincial de Kinshasa a livré sa version de la marche de l’opposition organisée mardi.
Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministre provincial de l’Intérieur, Jeannot Canon Larose, affirme que la manifestation de la coalition C-64 s’est « globalement bien déroulée ».
Selon le bilan provisoire officiel, « aucun décès enregistré, quelques blessés de part et d’autre, parmi lesquels le commissaire provincial de la Police, ainsi qu’une vingtaine de personnes interpellées pour des faits liés au déroulement de la manifestation ».
Le document évoque également une « faible affluence » des manifestants et l’absence de dégâts matériels, tout en attribuant les incidents survenus à Limete à des « quolibets » proférés à l’encontre du Président de la République.
L’autorité provinciale salue au passage le « professionnalisme » des forces de sécurité.
Un bilan contesté par l’opposition. Dans les rangs de la C-64, l’opposant Prince Epenge a annoncé le décès de son responsable de sécurité, qui a succombé à ses blessures.
Selon ses proches et des vidéos abondamment relayées sur les réseaux sociaux, la victime aurait été prise à partie au cours d’échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre, notamment entre la 12e et la 13e rue à Limete, principal point de tension relevé par les deux parties.
Son décès a été confirmé ce mercredi par Martin Fayulu, indiquant que son corps est gardé à la morgue de l’hôpital Mabanga à Yolo dans la commune de Kalamu.
Le porte-parole de la coalition maintient que la manifestation a été « violemment réprimée ».
Deux bilans, deux lectures d’une même journée, qui relancent le débat sur l’encadrement des manifestations publiques à Kinshasa.
Gatien D. Kasongo






