La mobilisation financière pour endiguer Ebola en RDC change d’échelle. A l’issue de la réunion ministérielle G20+ convoquée mercredi à New York par les États-Unis, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les engagements pour la riposte en RDC et dans la région ont désormais atteint près de 3 milliards de dollars.
Dans ce total, Washington reste de loin le premier contributeur avec 887 millions de dollars débloqués depuis mai 2026, dont 267 millions annoncés lors de la réunion.
L’Union européenne suit avec 568 millions, devant la Banque mondiale avec 433 millions et le Fonds pandémique avec 221 millions.
Ces fonds doivent permettre l’ouverture de nouveaux centres de traitement, le déploiement d’équipes supplémentaires d’inhumation sécurisée et l’achat massif d’équipements de protection.
Ils serviront également à renforcer la surveillance épidémiologique et le suivi des contacts.
Au cours de la réunion, la Première ministre Suminwa a qualifié l’épidémie d’« épreuve majeure » pour la RDC. Une position qu’elle a réaffirmée quelques instants plus tard dans son allocution depuis la tribune des Nations Unies.
Devant l’Assemblée générale, la Cheffe du Gouvernement a fait de la lutte contre la souche Bundibugyo une « priorité absolue ».
Forte de l’expérience acquise lors de 16 précédentes flambées, la riposte menée avec l’appui des partenaires « produit depuis peu des résultats tangibles », a-t-elle assuré, tout en précisant que des essais cliniques sont en cours pour évaluer des vaccins et traitements adaptés à cette souche.
Un message d’espoir tempéré par Africa CDC. Son directeur général, le Dr Jean Kaseya, a prévenu que les promesses ne suffiront pas.
Il appelle à pouvoir « tracer chaque dollar », de l’engagement pris à New York jusqu’aux services rendus aux communautés dans l’Est de la RDC.
L’agence panafricaine annonce pour cela le renforcement de son mécanisme de suivi financier, en lien avec le Gouvernement congolais et l’OMS.
Dans son discours à l’ONU, Judith Suminwa a également rendu hommage aux soignants, aux chercheurs, à l’OMS et à Africa CDC mobilisés sur le terrain.
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