Le crash aérien survenu vendredi à Kenge, dans la province du Kwango, provoque une vague d’émotion au sein de la classe politique.
L’appareil, qui revenait d’une mission de service effectuée dans le Kwilu, s’est écrasé avec 17 personnes à son bord. Aucun survivant.
Parmi les victimes se trouvent deux hautes figures de la justice militaire : le Lieutenant-général Mutombo Katalayi Tiende Joseph, Premier président de la Haute cour militaire, et le Lieutenant-général Likulia Bakumi Lucien-René, Auditeur général des FARDC.
Une minute de silence a été observée en plein Conseil des ministres hier vendredi en mémoire des victimes, à la demande du Chef de l’État.
En moins de 24 heures, opposition et majorité ont multiplié les messages de condoléances sur X.
Le député de l’opposition Gratien Iracan évoque « une lourde perte pour notre pays » et assure que « la République est en deuil ».
Même tonalité chez Martin Fayulu, leader de la coalition C-64, qui adresse ses condoléances aux FARDC et aux familles et prie pour le repos des âmes.
Du côté des institutions, le président du Sénat Sama Lukonde parle d’une « profonde consternation » et souligne que la RDC est « amputée de deux grandes figures de sa justice militaire ».
La Première ministre Judith Suminwa, le « cœur lourd et meurtri », rappelle qu’ils « sont tombés en servant la Nation » et annonce qu’à la suite des instructions du Chef de l’État, des enquêtes approfondies seront menées.
Dans une déclaration particulièrement émue, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a salué la mémoire de « deux hauts magistrats militaires d’une valeur exceptionnelle, deux serviteurs éminents de l’État » et de « deux hommes de conviction, d’intégrité et de grande valeur ».
Pour lui, « c’est une part de notre mémoire institutionnelle qui s’en va avec eux ».
Les deux magistrats généraux occupaient les deux plus hautes fonctions de la justice militaire congolaise.
L’Auditeur général est chargé des poursuites, le Premier président de la Haute cour militaire est le plus haut juge militaire du pays.
Leur disparition simultanée est un coup dur pour l’appareil judiciaire des FARDC.
Le Président Félix Tshisekedi a ordonné l’ouverture d’une enquête pour établir les circonstances exactes de l’accident et appelé la Nation au recueillement.
Gatien D. Kasongo






