Prévue ce samedi à 11h00, la levée du corps de Manassé Lomboto Lomengola n’a pas eu lieu.
La dépouille du militant, décédé à la suite de la marche de l’opposition du 15 septembre à Kinshasa, devait être retirée de la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire à l’appel de la C-64.
Mais la famille et les cadres de l’opposition se sont heurtés à un refus. Un important dispositif policier a été déployé à l’Intérieur même de l’établissement hospitalier.
En cause : une réquisition du parquet de grande instance de Kinshasa/Kalamu.
Dans un document daté du 26 septembre et signé par l’officier du ministère public Alice Kibangala Bimwana, le parquet demande au médecin directeur de l’hôpital du Cinquantenaire de conserver le corps jusqu’à la clôture des investigations.
Le document précise qu’une information judiciaire a été ouverte après le décès survenu en marge de la manifestation organisée par la C-64. Le militant est présenté par ses pairs comme un « martyr de la démocratie ».
La décision a provoqué de vives tensions. De nombreux militants n’ont pu accéder à l’hôpital.
L’opposant Prince Epenge a dénoncé une mesure prise le jour même des funérailles.
Il affirme que ni la famille biologique, ni la famille politique du défunt n’ont été approchées par les autorités depuis le décès, seules des ONG ayant mené des démarches, alors que des frais avaient déjà été engagés pour l’organisation des obsèques.
TOGE






