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RDC : le ministre français des Affaires étrangères attendu à Kinshasa et à Bunia, au cœur de l’épidémie d’Ebola

Jean-Noël Barrot effectue ce vendredi et samedi une visite à triple dimension : diplomatique, humanitaire et sanitaire. Il sera le premier ministre européen à se rendre à Bunia depuis le début de l’épidémie à la mi-mai dernier

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
RDC : le ministre français des Affaires étrangères attendu à Kinshasa et à Bunia, au cœur de l’épidémie d’Ebola
Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est attendu ce vendredi et samedi en République démocratique du Congo. 
L’annonce a été faite par son porte-parole, Pascal Confavreux, lors d’une conférence de presse jeudi à Paris.
Le déplacement vise à renforcer la relation bilatérale et l’agenda du renouveau, dans la lignée des récents déplacements du chef de la diplomatie française en Afrique, au Togo, en République centrafricaine et au Kenya pour le sommet Africa Forward.
Mais le point fort de ce voyage est sanitaire. Le ministre se rendra à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, dans l’Est du pays, où sévit actuellement au plus fort l’épidémie d’Ebola. Il deviendra ainsi le premier ministre européen à se rendre sur place depuis le début de l’épidémie.

À quelques jours de la Conférence humanitaire de Paris
Ce déplacement intervient à quelques jours de la 7e Conférence nationale humanitaire, prévue à Paris le 6 octobre prochain. 
Principale enceinte de réflexion et de dialogue sous l’égide du gouvernement français, elle réunit acteurs humanitaires, ONG, bailleurs, entreprises et fondations.
Pour Pascal Confavreux, ce sera « l’occasion pour le ministre de promouvoir une approche intégrée visant à répondre aux besoins immédiats tout en renforçant la résilience des populations et protéger la population française de tout risque d’une extension de l’épidémie d’Ebola ».
Le Quai d’Orsay présente ce voyage comme revêtant « une triple dimension : diplomatique, humanitaire et sanitaire », et comme « une nouvelle étape dans notre mobilisation pour soutenir les autorités locales, les Nations unies et l’ensemble des acteurs humanitaires engagés dans cette grave crise ».

Soutenir la recherche et la première ligne
Au-delà du symbole, la France veut donner voix à son engagement dans la riposte.
« Notre soutien vise à accélérer les efforts de recherche pour trouver de nouveaux vaccins et cherche aussi à soutenir et à équiper ceux qui travaillent en première ligne de la réponse à l’épidémie, des ONG comme les agences onusiennes », a précisé le porte-parole.
Et de conclure :
« La prévention des épidémies et des pandémies se joue parfois très loin de nos frontières, dans les régions où les hôpitaux et cliniques mobiles prennent en charge les premiers patients ».

Une nouvelle visite en pleine crise
Ce n’est pas la première fois que Jean-Noël Barrot se rend à Kinshasa en pleine crise. Sa première visite était intervenue le 30 janvier 2025, soit deux jours seulement après la chute de Goma, prise par les rebelles de l’AFC/M23.
Dans la foulée de cette conquête, Kinshasa avait été secouée par de violentes manifestations. Des manifestants en colère avaient pris pour cible plusieurs représentations diplomatiques, dont les ambassades du Rwanda, de Belgique, des États-Unis et de France.
L’ambassade de France avait été attaquée et partiellement incendiée, un incendie rapidement maîtrisé mais qualifié d’« inadmissible » par le ministre lui-même.
Dans la rue, la colère visait directement Paris. Des manifestants accusaient le président français, Emmanuel Macron, et son gouvernement de complaisance à l’égard du Rwanda, reconnu par les Nations unies et plusieurs experts comme principal soutien du M23, et de manquer de fermeté face à l’agression contre la RDC.
Gatien D. Kasongo

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