En visite officielle samedi à Brazzaville, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a rencontré son homologue Denis Sassou Nguesso pour évoquer l’incident meurtrier survenu à Makotipoko, localité de la République du Congo située non loin de Yumbi dans la province du Maï-Ndombe.
Si les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de préserver « les relations fraternelles et de bon voisinage » qui unissent les deux Congo, Félix Tshisekedi a voulu aller plus loin qu’une simple désescalade diplomatique.
Au-delà de l’apaisement, il a annoncé sa volonté de rencontrer prochainement, en personne, les victimes de l’incident du 26 août qui avait opposé les forces armées des deux pays sur le fleuve Congo et initié une procédure d’indemnisation à leur profit.
Un geste fort assumé par le Président :
« J’ai emmené dans ma suite les ministres de l’Intérieur et de la Défense pour qu’ils voient ensemble comment éviter à l’avenir ce genre de dérapages. Nous sommes un même peuple, nous avons la même culture. Nous sommes appelés à vivre ensemble », a déclaré le Chef de l’État.
Pour le Président Tshisekedi, qui a rappelé que le peuple de Brazzaville et celui de Kinshasa « sont un même peuple », la démarche vise à réparer et à tourner définitivement la page de ce drame, en attendant les conclusions du rapport conjoint des délégations des deux pays.
Pour mémoire, l’incident remonte à la nuit du 26 au 27 août 2026, sur le fleuve Congo au niveau de l'île Makoloko, entre Yumbi et Makotipoko. Une patrouille fluviale mixte de la République du Congo avait été impliquée dans un échange de tirs avec des éléments de la marine congolaise de la RDC.
Selon les bilans rapportés à l’époque, un adolescent de 15 ans avait perdu la vie côté RDC. Deux militaires de la République du Congo avaient été capturés puis conduits à Yumbi avant d’être remis aux autorités de Brazzaville via le Beach Ngobila à Kinshasa.
Une enquête avait été ouverte par le ministère de la Défense de la RDC pour établir les responsabilités exactes.
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