La FIFA a mis fin à la polémique. Dans une déclaration transmise mercredi à l’agence allemande DPA et relayée par le journaliste Saleh Mwanamilongo, l’instance indique qu’« aucun problème d’éligibilité » n’a été constaté concernant Lionel Mpasi, gardien de la République démocratique du Congo, avant et pendant la Coupe du monde 2026.
Cette clarification intervient après des articles du New York Times et du Monde. Les deux quotidiens, se référant à des documents internes, affirmaient que le portier des Léopards aurait disputé la compétition en situation irrégulière.
Selon leurs révélations, la FIFA aurait elle-même conclu, à la suite d’une saisine de la Fédération nigériane, que la FECOFA n’aurait pas finalisé certaines démarches administratives, rendant le joueur inéligible pour les barrages.
Le Nigeria, sorti par la RDC en novembre 2025, contestait la présence de Mpasi lors du barrage décisif contre la Jamaïque.
Toujours d’après le New York Times, les services juridiques de la FIFA auraient estimé en interne que Kinshasa avait aligné un joueur inéligible et auraient examiné plusieurs hypothèses de sanctions, dont des défaites par forfait.
Une thèse que l’instance faîtière réfute catégoriquement. Elle assure que sa Commission de discipline a analysé la réclamation de la NFF avant de la classer sans suite. Une décision qui a permis au joueur de poursuivre la compétition en toute régularité.
Les accusations d’irrégularité interrogent d’autant plus que Lionel Mpasi n’est pas un nouveau venu chez les Léopards. Loin d’être à sa première apparition, le gardien porte les couleurs congolaises depuis octobre 2021, date de sa première sélection à Antananarivo lors de la défaite 1-0 contre Madagascar, en éliminatoires de la Coupe du monde 2022.
Depuis, il a enchaîné les rassemblements sans jamais être inquiété sur le plan administratif.
Qualifiée à l’issue du barrage face à la Jamaïque, la RDC a disputé quatre rencontres lors du Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, avec Lionel Mpasi dans les buts.
Gatien D. Kasongo






