Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, mardi dans sa résidence de Mont-Ngaliema, une délégation du Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK), actuellement en mission en République démocratique du Congo.
Face au Chef de l'Etat, les élus ont pris un engagement clair. Dès la rentrée en France, ils lanceront une vaste campagne de sensibilisation sur le GENOCOST.
L’objectif est de porter la mémoire des victimes congolaises au sein des collectivités territoriales, des institutions françaises et au sein de la diaspora congolaise établie en France.
Pour concrétiser cette démarche, le CEFOCK entend travailler en partenariat avec la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR).
Il s’agit de promouvoir le devoir de mémoire et de renforcer la reconnaissance des victimes des violences survenues en RDC, des crimes qui sont aussi liés à la prédation des ressources du pays.
GENOCOST pour dire les crimes et leur coût
Le terme GENOCOST est la contraction de génocide et de cost, le coût. Il est utilisé en RDC pour qualifier les massacres des populations depuis environ 30 ans et leurs conséquences humaines, sociales et économiques.
Derrière ce concept, il y a la volonté de rappeler que ces violences ont causé des millions de morts et ont servi de prétexte à l’exploitation illégale des minerais congolais.
La RDC commémore chaque année ces victimes le 2 août. Cette date est devenue la Journée nationale du GENOCOST, un moment dédié à l’hommage aux disparus et à la revendication de justice et de réparation.
En portant cette campagne en France, les élus du CEFOCK veulent faire du 2 août une date de mobilisation au-delà des frontières congolaises. Ils comptent interpeller les élus locaux, sensibiliser l’opinion publique française et impliquer davantage la diaspora dans le combat pour la vérité.
Le Président Tshisekedi a salué cet engagement qu’il considère comme une contribution importante à la lutte pour la mémoire et la justice en faveur des victimes congolaises.
TOGE






