Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a officiellement lancé, le 1er août dernier, la prise en charge des frais funéraires des agents publics et de leurs ayants droit par l’État via la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP).
Longtemps inscrit dans les textes mais resté lettre morte, ce droit devient effectif sur toute l’étendue du territoire national. Concrètement, la CNSSAP est désormais l’unique institution habilitée à couvrir les obsèques en cas de décès d’un agent de carrière des services publics de l’État, de son conjoint ou d’un enfant ouvrant droit aux allocations familiales.
Pour Jean-Pierre Lihau, l’enjeu dépasse largement l’assistance en cas de deuil.
« Le but de cette réforme dépasse de très loin la simple question funéraire. Le véritable objectif est de garantir l’égalité. Ce mécanisme ne connaît ni grade, ni relation, ni lieu d’affectation », a-t-il martelé dans son discours à l’occasion de l'entrée en vigueur de ce droit social.
Du huissier au Secrétaire général, de Kinshasa au territoire le plus enclavé, tous les agents actifs déclarés à la CNSSAP sont désormais logés à la même enseigne. C’est la fin d’un système à deux vitesses où seuls certains cadres bénéficiaient de soutiens ponctuels.
La réforme est l’aboutissement de l’atelier technique de validation tenu à Kinshasa début juillet 2026. Elle s’inscrit dans la vision du Président Félix Tshisekedi et du Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa qui préconise le renforcement de la protection sociale des agents de l’État.
Ce qui change pour l’administration
La CNSSAP devient le guichet central. Mais la réussite dépend des administrations. Le VPM Lihau a appelé les gestionnaires de crédits, chefs de service et responsables administratifs à s’approprier le mécanisme et à accompagner son déploiement.
Deux principes sont non négociables : rigueur dans les procédures et universalité du droit. Plus question de traitement de faveur.
Pour le Gouvernement, cette mesure vise un double objectif : donner aux agents publics une protection sociale plus digne et plus équitable, et soulager les familles au moment le plus difficile.
Avec ce pas, la Fonction publique congolaise se dote pour la première fois d’une véritable assurance sociale de base. Reste maintenant le défi de l’opérationnalisation et de la communication pour que chaque agent, partout au pays, sache qu’il est couvert.
Gatien D. Kasongo






