Réunis lundi en session extraordinaire à Kinshasa, les chefs religieux membres du Conseil interreligieux congolais (CIC) ont rendu publique une déclaration finale dans laquelle ils font part des préalables nécessaires pour un dialogue national crédible.
Au centre des échanges, la situation sécuritaire et politique du pays et les perspectives du dialogue annoncé par Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Première recommandation du CIC : la mise en place d’un Mécanisme national de vérité, réconciliation et cohésion nationale. Pour les confessions religieuses, ce préalable est indispensable avant d’engager un dialogue national.
Sans ce travail de mémoire et de réparation, estiment-elles, tout processus risque de rester superficiel et sans résultats durables.
Le CIC réaffirme dans le même temps son engagement en faveur de la paix, de la vérité, de la réconciliation, de la cohésion nationale et de la stabilité institutionnelle.
Des valeurs que le CIC dit vouloir porter au cœur de la prochaine étape politique.
Pour encadrer les discussions, les chefs religieux recommandent l’élaboration d’une feuille de route consensuelle. Elle devra, selon eux, garantir un dialogue inclusif, transparent et participatif.
L’objectif est d’éviter les exclusions et de donner la parole à toutes les composantes de la société.
Le CIC a aussi appelé l’ensemble des acteurs politiques, sociaux, religieux et communautaires à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager résolument dans la recherche d’une paix durable.
S’adressant directement aux responsables des confessions religieuses qui seront appelés à faciliter le dialogue, le CIC les exhorte à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect mutuel.
Une collaboration fraternelle est nécessaire, dit le Conseil, pour assumer pleinement la mission de pacification au service du peuple congolais.
Enfin, le CIC interpelle les partenaires régionaux et internationaux. Il les invite à soutenir un processus conduit par les Congolais, dans le respect de la souveraineté nationale et de l’intérêt supérieur du peuple congolais.
Gatien D. Kasongo






