Le dialogue national promis par Félix Tshisekedi entre dans sa phase de préparation technique. Un mois après l’annonce de son accord de principe, le président congolais a enclenché des consultations rapprochées pour arrêter le format et le calendrier des assises.
Le 8 août, il a reçu à huis clos une délégation composite, rapporté Jeune Afrique. Autour de la table figuraient des représentants des Églises, mais aussi Anthony Nkinzo, directeur de cabinet du Chef de l’État, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, et Fortunat Biselele.
En parallèle, une commission spéciale travaille déjà sur le projet. Elle associe des figures comme Jean-Charles Okoto, Adolphe Lumanu, l’abbé Théo, Wivine Moleka et l’ancien Premier ministre Samy Badibanga.
Selon les informations de Jeune Afrique, le nom retenu pour ces assises est déjà fixé : « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».
L’architecture prévue repose sur deux niveaux. Un comité de pilotage assurerait la conduite politique du processus. Une commission préparatoire, elle, aurait la charge du contenu.
Dans ce schéma, les Églises devraient occuper une place centrale, avec l’appui annoncé d’un médiateur international.
Mais l’unanimité est loin d’être acquise. La CENCO et l’ECC, deux poids lourds du paysage religieux, ont émis des réserves sur le format actuellement proposé. Elles n’ont pas détaillé publiquement leurs objections, mais leur position pèse dans les tractations en cours.
Du côté de la présidence, la prochaine étape est claire. Félix Tshisekedi doit prononcer une allocution pour convoquer officiellement le dialogue. Plusieurs sources évoquent une prise de parole imminente du Chef de l’État.
Le président cherche ainsi à verrouiller le cadre avant toute annonce publique. L’enjeu pour lui est de lancer un processus inclusif tout en gardant la main sur son organisation, dans un contexte où l’opposition et la société civile suivent de près chaque avancée.
Gatien D. Kasongo






