La République démocratique du Congo est de nouveau pleinement membre de la SADC. Le Conseil des ministres de l’organisation a décidé, mercredi à Durban, de lever les mesures restrictives qui frappaient Kinshasa depuis deux ans.
En effet, depuis avril 2024, la RDC était privée de droit de parole au sein de l’organisation régionale.
Motif : des arriérés de paiement de ses contributions statutaires.
Conséquence : participation limitée, impossibilité de s’exprimer en plénière, et mise à l’écart des processus décisionnels.
La RDC assistait mais ne pesait plus.
Le paiement des dettes a permis de tourner la page. Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qui représente le pays à Durban, a annoncé la levée des sanctions, à en croire les informations de l’ACP.
Le contexte n’était pas simple. Le paiement est intervenu alors que le pays fait face à une guerre d’agression dans l’Est, avec des finances publiques sous forte pression.
Le ministère salue « l’aboutissement d’un travail soutenu ».
Ce que change ce retour
Avec cette décision, la RDC récupère l’intégralité de ses droits. Désormais le pays peut participer à toutes les réunions, prendre part aux consultations, et voter dans les processus de décision de la SADC.
Sur le plan diplomatique, Kinshasa pourra à nouveau défendre ses positions sur les questions politiques, sécuritaires, économiques et d’intégration régionale.
L’enjeu est d’autant plus crucial dans le contexte actuel. Ce retour permettra également à la RDC de s’impliquer pleinement dans les mécanismes régionaux de recherche de solutions pour l’Est, et de renforcer sa coopération avec les 16 autres États membres.
Sur le volet économique, la reprise du droit de parole doit aussi servir à mieux défendre les intérêts congolais dans les initiatives régionales, saisir de nouvelles opportunités de coopération, et consolider la place de la RDC comme acteur majeur de l’Afrique australe.
Gatien D. Kasongo






