Interrompu depuis 15 ans, le train urbain a repris du service à Kinshasa ce mercredi 19 août.
Le premier convoi a quitté l’arrêt Tshenke, à Masina, à 8h05 précises, direction Gare centrale, à Gombe.
Un retour très attendu, dans une capitale asphyxiée chaque jour par les embouteillages du boulevard Lumumba, qui relie l’Est de la ville à son centre.
Parti de Tshangu, le train a marqué une dizaine d’arrêts avant de rallier la Gare centrale à 9h23, soit 1h18 de parcours. À chaque station, 2 à 3 minutes d’arrêt pour faire monter et descendre les passagers. Vitesse de croisière : entre 20 et 25 km/h.
Pour ce redémarrage, une seule rotation était programmée : aller le matin, retour prévu à 16h30 depuis la Gare centrale vers Tshangu.
Affluence timide pour ce premier jour. Peu de voyageurs à bord, mais beaucoup de curieux venus assister à l’événement le long des rails.
Pour les Kinois interrogés, le train pourrait changer leur quotidien. Sur l’axe Tshangu-Gombe, le trajet peut prendre jusqu’à 3 ou 4 heures en bus aux heures de pointe. Une alternative bienvenue.
Côté matériel, l’ONATRA a mobilisé une rame de 10 voitures, avec plusieurs classes. Le prix du billet : entre 2 000 et 5 000 FC pour un aller simple entre Tshangu et la Gare centrale.
L’office présente cette relance comme une réponse concrète au casse-tête de la mobilité à Kinshasa.
TOGE






