Le Gouvernement congolais a publié ce lundi un communiqué au ton particulièrement grave. Kinshasa condamne « avec la plus grande fermeté » la poursuite d’exactions massives dans les territoires occupés par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs de l’AFC-M23.
Dans ce document signé par le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, l’Exécutif dresse un bilan accablant pour les seuls mois de juin et juillet 2026.
Plus de 300 tués, viols, tortures d’élèves et recrutements forcés
Selon les informations consolidées par les services du Gouvernement :
- Plus de 300 personnes tuées lors d’exécutions sommaires, de massacres et de bombardements ;
- Des centaines de cas de viols ;
- Plus de 300 cas de torture, y compris contre des élèves ;
- Des centaines d’enlèvements et de recrutements forcés visant notamment la jeunesse congolaise à Tshanzu et Rumangabo ;
- Des incendies d’habitations et des pillages.
« Le Gouvernement condamne ces crimes odieux et les violences organisées exercées contre les populations civiles des zones occupées », indique le communiqué.
Kinshasa accuse Kigali de transplantation de populations
Autre accusation majeure : le Gouvernement dénonce la poursuite par Kigali d’un « processus organisé de transplantation de populations ».
Le 10 août 2026, plus de 100 familles d’origine rwandaise auraient traversé la frontière par la piste de Kabuhanga, dans le territoire de Nyiragongo, avant d’être installées à Rwibiranga, groupement de Buhumba, « notamment dans des entrepôts construits par le Programme alimentaire mondial (PAM) ».
« Cette opération, menée dans un territoire sous occupation, participe d’une entreprise de modification de la composition démographique du territoire congolais », accuse Kinshasa.
Au-delà de la dénonciation, Kinshasa prévient : aucun crime ne restera impuni. Sous le leadership du Président Tshisekedi, le Gouvernement dit poursuivre « par tous les moyens légitimes » la restauration de l'autorité de l'État et la poursuite de leurs auteurs devant les juridictions compétentes.
TOGE





