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RDC : Denise Dusauchoy aux arrêts en Tanzanie, la chute finale de « la Générale » ?

De pro-Tshisekedi à pro-Kagame, de Makala à la Tanzanie : l’influenceuse Denise Dusauchoy interpellée alors qu’elle tentait de refaire ses papiers à l’ambassade d’Espagne. Kinshasa veut la rapatrier pour en faire un exemple

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
RDC : Denise Dusauchoy aux arrêts en Tanzanie, la chute finale de « la Générale » ?
Denise Dusauchoy, vêtue de noir et coiffée d’un chapeau kaki, le dos tourné à l’objectif, au moment de son arrestation.
L’influenceuse Denise Mukendi Dusauchoy, autrefois surnommée « la Générale de l’armée numérique » de Félix Tshisekedi, vient d’être interpellée en Tanzanie.
Selon des informations disponibles, elle a été cueillie alors qu’elle se rendait à l’ambassade d’Espagne pour renouveler son visa.
Et Kinshasa ne compte pas la lâcher.
« Tout est fait pour qu’elle soit rapatriée à Kinshasa le plus rapidement possible afin d’être jugée », confie une source sécuritaire citée par Barick Buema. 
« Elle va servir d’exemple à tous ceux qui insultent », ajoute-t-elle.
Avant de révéler : « 22 autres insulteuses sont dans le viseur ».

Un jet privé affrété par le CNC pour la ramener
L’opération de rapatriement est déjà en cours. Ce dimanche soir, lun jet privé aurait décollé de Kinshasa en direction de Dar-es-Salaam pour ramener Denise Dusauchoy.
Selon des sources concordantes, l’appareil serait affrété par le Conseil national de cyberdéfense (CNC). Elle devrait être ramenée à Kinshasa d’ici ce lundi dans l’avant-midi.

De fervente tshisekediste à opposante virulente
C’est un retournement spectaculaire. Pendant des années, Denise Dusauchoy a été l’une des défenseures les plus zélées du régime. Présidente de son propre parti, les FDD, affilié à l’Union sacrée, proche de la Première Dame, elle ne jurait que par Fatshi. Puis le vent a tourné.
On s’en souvient : en septembre 2024, elle est arrêtée à Brazzaville alors qu’elle tente de s’envoler pour Paris afin d’échapper à la justice. 
A l’origine de cette arrestation, une vidéo virale dans laquelle elle se présente comme la commanditaire du viol présumé de l’opposant Jacky Ndala dans les locaux de l’ANR en 2022.
Transférée à Makala, elle est condamnée le 16 décembre 2024 par le Tribunal de paix de Ngaliema à 3 ans de prison ferme pour faux bruits, faux en écriture et injures publiques.
Elle ne purgera que 3 mois. Le 1er mars 2025, elle bénéficie de la grâce présidentielle de Félix Tshisekedi lui-même et sort de la prison de Makala.
Libre, elle prend le large et retourne sa veste. Sur TikTok, où elle compte des centaines de milliers d’abonnés, elle multiplie désormais les critiques virulentes et les insultes contre les autorités qu’elle défendait hier.
Plus loin, elle affiche son accointance avec le régime de Paul Kagame, alors que les relations entre celui-ci et Félix Tshisekedi sont gravement détériorées en raison du soutien de Kigali à la rébellion AFC-M23, selon les accusations de Kinshasa et des rapports onusiens.
Cette « trahison » lui a coûté son parti. Le 26 mai 2025, ses propres membres la destituent de la présidence des FDD pour « immoralité, outrage et atteinte à la dignité du Chef de l’État ».
Aujourd’hui en fuite dans les pays d’Afrique de l’Est, rattrapée une nouvelle fois par la justice, la boucle semble bouclée pour celle qui se croyait intouchable.
Gatien D. Kasongo

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