La RDC, la Tanzanie et le HCR se sont accordés sur un nouveau cadre pour le rapatriement des réfugiés congolais vivant en Tanzanie. L’accord a été conclu jeudi à Lubumbashi, à l’issue de la 8e réunion tripartite.
Le dispositif concerne près de 87.650 Congolais réfugiés et demandeurs d’asile recensés dans le camp de Nyarugusu, dans la région de Kigoma.
Retour volontaire et progressif
Selon le communiqué final signé par les trois parties, le retour devra être volontaire, sans pression directe ou indirecte, et basé sur des informations actualisées sur les conditions de sécurité dans les zones de retour.
La feuille de route prévoit de cibler en priorité les zones jugées sûres, accessibles et favorables à une réinstallation durable ; de commencer par les réfugiés ayant déjà manifesté la volonté de rentrer.
Elle prévoit également un processus progressif, en fonction des ressources disponibles.
Un volet éducatif est également retenu pour le camp de Nyarugusu, avec la mise à disposition d’enseignants, de matériels pédagogiques et un appui au paiement des frais d’examen pour les enfants congolais.
La réunion était co-présidée par le VPM congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, et le vice-ministre tanzanien de l’Intérieur, Ayoub Mahmoud.
La sécurité à l’Est comme condition
Pour Kinshasa, le rapatriement reste lié à l’évolution sécuritaire dans l’Est de la RDC. Jacquemain Shabani Lukoo a rappelé que la dégradation de la situation avait freiné le précédent processus.
Il a souligné que la paix et la sécurité constituent une condition majeure et évoqué la possibilité d’orienter certaines familles vers des zones sûres où elles ont des proches, même en dehors de leur territoire d’origine.
La Tanzanie a, de son côté, appelé les partenaires internationaux à financer le processus et à soutenir la réintégration socio-économique au retour.
La 9e réunion tripartite se tiendra en Tanzanie, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.
Gatien D. Kasongo






