Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère qatari des Affaires étrangères se félicite de la réalisation, lundi dernier, de la mission de vérification du cessez-le-feu à Minembwe, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
Cette mission a été menée par le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+).
Selon Doha, la mission constitue « une première étape concrète vers la pleine opérationnalisation du Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé à Doha le 14 octobre 2025 » entre le Gouvernement congolais et l’AFC-M23.
Pour l’État du Qatar, médiateur du processus, cette opération représente « une manifestation tangible des engagements des deux parties » au titre de la Déclaration de principes du 19 juillet 2025 et de l’Accord-cadre du 15 novembre 2025.
Doha affirme en outre que « la structure de surveillance du cessez-le-feu convenue est capable d’exercer ses fonctions sur le terrain lorsque la volonté et la coopération nécessaires sont présentes ».
Cette première opération fait suite aux avancées saluées lors de la retraite de Montreux, en Suisse, du 17 au 21 août, avec l’établissement du Secrétariat de l’EJVM+ et une mission de reconnaissance le 20 août.
Les parties ont également convenu d’une méthode standardisée pour signaler les violations, afin de garantir une documentation impartiale.
Le Qatar remercie Kinshasa et l'AFC-M23 pour avoir facilité « l’accès sûr et sans entrave » des vérificateurs, et salue le rôle des États-Unis, de la Suisse, de la CIRGL, de la MONUSCO, ainsi que l’accompagnement du Togo en sa qualité de médiateur de l’Union africaine et le soutien de l’UA.
Doha souhaite que ces missions se poursuivent régulièrement dans les différentes zones touchées par le conflit, pour renforcer la confiance et consolider un cessez-le-feu durable.
Gatien D. Kasongo






