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Affaire « camp de lépreux » : Moïse Mbiye raconte une tentative d’enlèvement à son domicile

Le pasteur-chantre raconte comment sa charge contre les pasteurs pro-changement de la Constitution, qu’il accuse de former un « camp de lépreux », a viré à la tentative d’enlèvement

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
Affaire « camp de lépreux » : Moïse Mbiye raconte une tentative d’enlèvement à son domicile
Le pasteur Moïse Mbiye
Ses critiques contre une clique de pasteurs ouvertement favorables au changement de la Constitution ont failli lui coûter cher. Le pasteur Moïse Mbiye affirme avoir échappé à une tentative d’enlèvement à son domicile de la Gombe, le jour même où il devait s’expliquer, sur le plateau de Bosolo na Politik, sur ses propos visant des pasteurs pro-changement de la Constitution, qualifiés de « camp de lépreux ».
Une émission finalement annulée sur fond de tensions avec ses pairs. Mais Mbiye, lui, n’a jamais laissé fléchir sa détermination à rejoindre l’arène d’Israël Mutombo, dit Sango, pour s’expliquer et révéler ce qui s’est passé ce mardi-là.
« Il y a des hommes armés, pointés sur l’avenue depuis 6h ». 
C’est le message que dit avoir reçu Moïse Mbiye mardi à 8h, alors qu’il était au téléphone avec le journaliste Israël Mutombo, sur le plateau duquel il était attendu le même jour à 13h.
Le pasteur, qui dit habiter la commune de la Gombe, raconte la scène : sa sécurité lui rapporte que ces hommes le cherchent, lui, « le pasteur Moïse », pour « l’amener on ne sait où ».
« J’ai contacté tous les services que je connais au pays, mais aucun n’a pu me dire qui a ordonné cette mission », rapporte-t-il.
Des propos confirmés par le présentateur Israël Mutombo, qui dit lui aussi avoir passé quelques coups de fil pour faire la lumière sur cette affaire.
Selon le récit de Mbiye, l’alerte serait remontée jusqu’au Chef de l’État et les enquêtes se seraient accélérées, sans que le commanditaire ne soit identifié.
« Sur les lèvres de presque toutes les personnes contactées, une phrase revenait : pasteur, tes collègues ne t’aiment pas », affirme-t-il.
Conséquence directe : l’émission Bosolo na Politik, prévue ce mardi-là, a été annulée. Mbiye dit avoir reçu l’ordre de ne pas quitter son domicile, sa sécurité ayant été renforcée.

D’où vient l’affaire ?
Tout part d’un culte tenu le 10 mai 2026 à la Cité Bethel. Moïse Mbiye y déclarait :
« Il existe des camps de lépreux sur cette terre. Il y a des endroits où, dès que vous entrez, il devient obligatoire de réfléchir tous de la même manière (...) Il y a des rassemblements de pasteurs où, lorsqu’ils se retrouvent, ils prennent du vin et parlent de politique. Ils pensent à une seule chose : changer la Constitution. C’est devenu un camp de lépreux ».
Des propos interprétés comme une attaque contre une partie du corps pastoral qui s’est déclarée favorable au changement de la Constitution.
C’est pour en préciser les contours qu’il devait être l’invité de Sango.
Après l’annulation de l’émission, le pasteur a diffusé une vidéo de clarification, assurant qu’il ne s’oppose ni au Président de la République ni au changement de la Constitution, tant que les lois sont respectées et que la population a validé.
Gatien D. Kasongo

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