Ce n’est pas un dialogue de plus. C’est un front spirituel.
La Plateforme des confessions religieuses a lancé, ce mardi à Kinshasa, le « Dialogue spirituel pour la Nation ».
Un dispositif massif : 26 jours de prière pour les 26 provinces de la RDC.
L’annonce a été faite par son président, l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia.
L’objectif chiffré donne la mesure de l’ambition : mobiliser 144 000 intercesseurs à travers le pays. Rien qu’à Kinshasa, 13 000 personnes seront réparties dans 26 pôles de prière.
Le calendrier est déjà bouclé. Le lancement officiel interviendra ce dimanche dans tous les lieux de culte.
A partir de lundi prochain jusqu’au 3 octobre, il est prévu une intercession quotidienne qui sera retransmise sur la télévision nationale, la RTNC. La clôture s’étendra sur trois jours, les 2, 3 et 4 octobre, et sur l’ensemble du territoire national.
Face aux soupçons de récupération politique, l’Église a tenu à cadrer.
« Ce n’est ni une initiative politique ni une démarche partisane », a martelé l’archevêque Ejiba.
Le message est clair : il ne s’agit pas de remplacer le Dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi, ni de se substituer aux acteurs politiques.
Alors que le Dialogue pour la paix et la refondation de l’État peine à se mettre en place, l’Église du Réveil choisit une autre voie. Pas celle de la médiation directe. Celle de la préparation spirituelle.
Pour ses initiateurs, avant de s’asseoir autour d’une table politique, la Nation doit d’abord se mettre à genoux.
Gatien D. Kasongo






