C’est une fin de non-recevoir qu’Aimé Boji Sangara, président de l’Assemblée nationale, réserve à la demande d’Augustin Kabuya, député national et président a.i de l’UDPS, de reporter en soirée la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de septembre.
Dans sa correspondance adressée à Boji, Kabuya avait évoqué la manifestation de l’opposition, réunie au sein de la C64, prévue le jour même de la rentrée parlementaire avec comme point de chute le Palais du peuple, siège du Parlement.
« Il y a lieu de penser à des risques de tensions, de provocations ou de confrontation avec les représentants du peuple se rendant au siège du Parlement », a avancé Kabuya, tout en reconnaissant le droit constitutionnel de manifester.
Son véritable souci : éviter des heurts susceptibles de donner lieu à une interprétation erronée des faits visant à faire porter le chapeau au Président de la République, en l’accusant d’être l’auteur d’une répression des manifestations politiques des opposants.
Pas suffisant pour convaincre Aimé Boji, décidé à appliquer à la lettre les dispositions des articles 115 de la Constitution et 68 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Le speaker de la Chambre basse a donc convoqué la plénière inaugurale de la session de septembre pour ce mardi 15 septembre 2026 à 13h00 et non en soirée comme souhaité par Kabuya.
L’annonce est contenue dans un communiqué signé samedi par le Rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, qui fait fi de la demande du SG de l’UDPS.
TOGE






