Le Président Félix Tshisekedi a signé l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du Comité préparatoire préliminaire au dialogue national. Elle a été publiée ce dimanche sur les antennes de la télévision publique (RTNC) par sa porte-parole, Tina Salama.
Placé sous l’autorité directe du Chef de l’État, ce Comité a pour mission principale de réunir les conditions nécessaires à la mise en place de la commission préparatoire au dialogue et d’organiser les premiers contacts avec les différentes parties prenantes et les partenaires internationaux.
Pour ce faire, le Comité est habilité à prendre des dispositions matérielles, logistiques et sécuritaires conséquentes en vue de baliser la voie du dialogue national.
Il est composé d’un coordonnateur, d’un coordonnateur adjoint ainsi que de membres.
Dans son fonctionnement, le Comité sera appuyé par un secrétariat technique composé de 11 experts chargés de produire des études, notes techniques, termes de référence et autres documents nécessaires à la réussite du processus.
Outre le secrétariat technique, le Comité pourra être renforcé par des personnalités désignées par le Directeur de cabinet du Président de la République.
Celui-ci détermine en outre l’allocation forfaitaire mensuelle réservée aux membres du Comité et du Secrétariat technique.
Quant aux activités du Comité, elles seront financièrement couvertes par le Trésor public, conformément aux lois en vigueur.
L’ordonnance annonce une dotation initiale du Président de la République. S’en suivront des subventions et autres allocations.
Par ailleurs, l’ordonnance publiée ce dimanche ne lève qu’un coin du voile sur le dialogue. Elle n’apporte aucune précision sur la date et sur les animateurs du Comité préparatoire préliminaire, officiellement annoncé par le Président Félix Tshisekedi dans son adresse à la Nation du 27 août dernier.
Selon les termes de l’ordonnance, la nomination des animateurs du Comité et du Secrétariat technique relève de la compétence du Président de la République, qui a également le pouvoir de les relever de leurs fonctions, le cas échéant.
Reste désormais à connaître les noms des animateurs de ce Comité et le calendrier exact du dialogue, alors que l’opposition réunie au sein de la C64 a déjà annoncé son boycott et conditionne sa participation au respect de la Constitution et à la présence des rebelles autour de la table.
Gatien D. Kasongo






