Le périple pour la paix de Miguel Masaïsaï s’est tragiquement achevé à près de 1.000 km de Brazzaville.
Le cycliste congolais, qui avait entrepris de rallier Goma à Rabat à vélo pour porter un message de paix en faveur de l’Est de la RDC, a trouvé la mort vendredi à Ouesso, ville enclavée du nord du Congo-Brazzaville.
Selon une source diplomatique congolaise contactée par l’ACP, l’accident qui lui a coûté la vie a fait quatre morts au total, dont le chauffeur à l’origine du drame.
« Un chauffeur d’un gros véhicule a percuté notre compatriote qui est mort avec trois autres personnes, y compris le chauffeur », a expliqué à l’Agence un diplomate congolais de Kinshasa en poste à Brazzaville.
Le choc a été d’une extrême violence, à en croire Prince Lukeka, conseiller du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya.
« Son corps a été gravement atteint », a-t-il rapporté sur son compte Facebook.
Le corps de Miguel Masaïsaï a été identifié grâce à son passeport, avant d’être déposé à la morgue de Ouesso.
Le défi du rapatriement
À ce stade, l’urgence est le rapatriement de la dépouille. Selon le président de la communauté congolaise de Kinshasa installée à Ouesso, une équipe de l’ambassade a été dépêchée sur place pour évaluer la situation et la logistique à déployer.
Une information confirmée par Kinshasa.
« Ce matin encore, je viens de recevoir l’appel de l’Ambassade à Brazzaville, qui m’est revenu sur les défis actuels liés au traitement de la dépouille et à son rapatriement », a fait savoir Prince Lukeka.
Parti de Goma, symbole d’une région meurtrie par la guerre, pour rejoindre Rabat à la seule force de ses jambes, Miguel Masaïsaï voulait faire du vélo un porte-voix de la paix.
Gatien D. Kasongo






