New York ne doit pas être un prétexte pour fuir ses propres responsabilités, et Kinshasa ne doit pas servir à masquer une agression étrangère.
C’est en substance le double message porté par la Cheffe du Gouvernement dans le chapitre consacré au dialogue lors de son allocution à l’ONU en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Pour Judith Suminwa, ce dialogue annoncé par le Président de la République vient en appui aux efforts de paix régionaux.
Il s’adresse à toutes les forces vives qui se reconnaissent dans la République, respectent la Loi fondamentale, défendent l’unité du territoire et disent non aux armes.
Objectif : aller au-delà des symptômes et soigner le mal à la racine. Fragilités institutionnelles, cohésion nationale brisée, État à reconstruire. Mais sans raccourci.
La Première ministre a été claire : il ne s’agit pas de mettre les institutions entre parenthèses, ni de distribuer des postes autour d’une table.
Le ton s’est ensuite durci.
Si la main reste tendue, a-t-elle insisté, ce dialogue ne pourra jamais être instrumentalisé pour transformer ce qui est une agression extérieure en une simple querelle entre Congolais.
Et en miroir, cette agression ne peut pas servir d’excuse pour ne pas se réformer de l’intérieur.
Gatien D. Kasongo






