La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) s’est prononcée ce mercredi, en réaction à l’intervention du chef de la MONUSCO devant le Conseil de sécurité.
Dans sa déclaration, la coalition salue l’appel lancé mardi à New York par James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, en faveur d’un dialogue national inclusif.
La C64 dit partager « pleinement » son constat sur l’existence « d’un large consensus sur la nécessité d’un dialogue national ».
Un dialogue qui doit, selon elle, garantir « une large participation » et être « conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes ».
Pour la coalition, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC appelle un dialogue réunissant toutes les forces politiques et sociales représentatives, dans le respect de l’ordre constitutionnel.
Elle insiste sur la méthode. De son avis, la préparation, les modalités et la facilitation doivent faire l’objet d’une concertation.
Il « ne saurait se réduire à des consultations dont le cadre serait fixé unilatéralement par le pouvoir ».
Cette prise de position intervient alors que le Président Félix Tshisekedi a annoncé officiellement fin août le lancement d’un processus de dialogue et a pris, par la suite, une ordonnance portant organisation du comité préparatoire préliminaire.
Mardi devant le Conseil de sécurité, le chef de la MONUSCO est revenu sur les blocages politiques en RDC, au-delà de la crise sécuritaire et humanitaire.
Selon lui, les divergences sur la gouvernance et les réformes persistent, mais il existe un consensus sur le besoin d’un dialogue.
Il a salué l’initiative annoncée en août par le Président Tshisekedi, tout en conditionnant sa réussite à trois exigences : une participation large, des facilitateurs crédibles aux yeux de toutes les parties, et la possibilité de traiter à fond les urgences nationales.
TOGE






