Suspension des plénières, ultimatum de 72 heures au ministre des Finances, sit-in annoncé le 8 octobre devant le Centre financier de Kinshasa, bureau de l’Argentier national.
Le collectif des conseillers communaux, par la voix de son président Willy Nzembela, est monté au créneau, mardi, pour réclamer le décaissement des frais de fonctionnement tout en appelant à l’implication du Chef de l’État.
Une démarche qui, selon des révélations faites ce vendredi par le journaliste Yves Buya sur le plateau de l’émission Canal Presse de Ndeko Zulu, cache une toute autre revendication.
« Les conseillers communaux font chanter le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde afin d’obtenir un salaire mensuel de 4.000 dollars chacun par mois. Pourtant, ils perçoivent déjà 2000 USD chaque mois. C’est à se demander : ça sera pour quel job ? », a-t-il déclaré.
Pour le journaliste, les prétendues revendications sur les droits et le fonctionnement ne seraient qu’un prétexte pour faire pression sur le Trésor public et obtenir une revalorisation salariale jugée injustifiée au regard du rendement de ces conseils communaux sur le terrain.
Rappelant le rôle du ministre des Finances, Yves Buya a expliqué que Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi gère les deniers publics en fonction des urgences et des priorités définies dans le Programme d’actions du Gouvernement.
Il est surtout tenu de respecter les prévisions fixées dans la loi de finances, de manière à garantir l’équilibre entre les recettes de l’État et ses dépenses, et entre les impératifs sécuritaires, sociaux et institutionnels du pays.
Gatien D. Kasongo






