La République démocratique du Congo était représentée à la 15ᵉ plénière statutaire du Groupe d’Action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), tenue samedi à N’Djaména, au Tchad.
Conduite par la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, la délégation congolaise a pris part aux travaux présidés par le Tchad, aux côtés des ministres des Finances et de la Justice des sept États membres.
À l’ordre du jour, l’examen des rapports du Secrétariat technique et le fonctionnement de l’organisation. Les points inscrits ont été adoptés, confirmant la volonté des États de rapprocher leurs dispositifs des standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la criminalité financière.
Pour la RDC, cette session revêt une importance particulière. Engagé dans un processus de sortie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), le pays a plaidé pour une coopération régionale renforcée et une approche plus inclusive au sein des mécanismes du GABAC.
La vice-ministre Gracia Yamba Kazadi a porté la voix de Kinshasa sur plusieurs questions institutionnelles. Elle a notamment insisté sur un processus inclusif de recrutement de nouveaux membres, qui bénéficiera de l’accompagnement des autres États membres, et a évoqué la demande congolaise relative à la présidence tournante du Comité. Un dossier dont l’examen se poursuivra conformément aux procédures.
À travers cette participation, la RDC entend confirmer sa volonté de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de la gouvernance financière en Afrique centrale, dans la droite ligne de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour la vice-ministre, la lutte contre les flux financiers illicites ne relève plus de la seule responsabilité des États. Elle appelle une réponse collective, fondée sur la coopération, la transparence et la protection des ressources des peuples.
Une dynamique qui s’inscrit dans les réformes engagées par le Gouvernement pour renforcer la crédibilité du système financier national et répondre aux exigences internationales.
Gatien D. Kasongo






