Le coup d’envoi de la 32e édition de la Ligue 1 est prévu ce mardi. Mais l’AS V.Club pourrait manquer à l’appel lors des premières journées.
Dans une correspondance datée du 19 octobre 2026 et adressée au Comité de gestion de la LINAFOOT, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, demande le report des deux premières rencontres du club vert et noir.
« Au regard de la crise interne que traverse actuellement l’AS V. Club et pour des raisons de sécurité, je vous demande de bien vouloir reporter les deux premières rencontres de ce club prévues au calendrier, afin de lui accorder le temps nécessaire à la résolution de cette crise (...) J’invite ensuite l’instance organisatrice du Championnat à prendre les dispositions nécessaires pour une suite à cette requête », écrit le ministre.
Selon le calendrier remanié, les Dauphins Noirs devaient affronter le FC Renaissance ce mercredi et le FC Étoile du Congo quatre jours plus tard.
Certaines sources évoquent même l’affiche inaugurale face au FC Renaissance du Congo au stade Tata Raphaël. La LINAFOOT doit désormais statuer.
Une crise bicéphale qui s’enlise
Cette demande ministérielle met en lumière la profonde crise de gouvernance qui secoue le club kinois depuis le départ d’Amadou Diaby.
Officiellement, l’AS V.Club est dirigée par Flory Mapamboli, désigné pour assurer l’intérim avec pour mission de stabiliser le club et d’organiser des élections crédibles. Mais le processus électoral, engagé depuis juillet dernier, a tourné au fiasco.
À deux reprises, des dates d’élections ont été fixées puis annulées par la Direction des activités physiques et sportives (DAPS).
La dernière tentative, fin septembre, a provoqué la rupture : un camp a pris part au vote, l’autre a boycotté le processus en dénonçant des irrégularités.
Résultat : le club se retrouve avec deux présidents, deux équipes qui s’entraînent séparément, et une base de supporters profondément divisée entre ceux qui valident les élections et ceux qui les rejettent. Le Conseil Suprême lui-même est scindé en deux blocs.
Une situation qui n’est pas sans rappeler le cas du DCMP, qui avait conduit en 2014 à la création du FC Renaissance du Congo.
Pour de nombreux observateurs, la solution passerait par la mise en place d’un comité de normalisation, afin d’éviter qu’un camp ne l’emporte sur l’autre et n’envenime davantage la situation.
TOGE






