Lors de la présentation du projet de loi de finances 2027, jeudi à l’Assemblée nationale, la Première ministre Judith Suminwa a annoncé l’extension de la gratuité de l’enseignement aux classes de 7e et 8e année de l’éducation de base, dès la rentrée scolaire 2027-2028.
C’est l’une des annonces sociales majeures d’un budget estimé à 56.930 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars, en hausse de près de 12% par rapport au budget rectificatif 2026.
Lancée à l’avènement du Président Félix Tshisekedi en 2019, la gratuité de l’enseignement primaire a permis de ramener des millions d’enfants sur les bancs de l’école.
Elle s’est aussi accompagnée d’effets pervers, notamment la surpopulation des salles de classe, avec parfois plus de 80 élèves par salle à Kinshasa et dans les grandes villes.
Pour y répondre, le gouvernement dit vouloir consolider. Les ressources prévues dans le budget 2027 doivent, selon Judith Suminwa, à la fois « consolider la gratuité de l’enseignement primaire et soutenir son extension » mais aussi financer « la construction, la réhabilitation et l’équipement des écoles ainsi que la formation des enseignants ».
Dans son exposé, la Première ministre a mis en avant 649 écoles déjà achevées dans le cadre du Programme de Développement Local des 145 Territoires, présentées comme une réponse directe au besoin de désengorger les établissements existants.
Le projet prévoit également la prise en charge salariale de nouvelles unités d’enseignants et l’organisation du départ à la retraite pour ceux qui remplissent les conditions, deux mesures réclamées de longue date par les syndicats.
Reste l’enveloppe. Si le gouvernement n’a pas détaillé le montant exact dédié à l’éducation en 2027, il indique que 14.151 milliards de FC, soit 6,15 milliards USD, seront consacrés à l’ensemble des services sociaux de base : éducation, santé, eau et électricité.
En 2026, le seul secteur de l’éducation pesait 6.657 milliards de FC, soit 2,89 milliards USD.
Gatien D. Kasongo






