La décision est tombée ce dimanche, en pleine messe, à la cathédrale Saints Pierre et Paul de Lubumbashi.
Devant les fidèles, l’archevêque métropolitain de Lubumbashi a annoncé le report à une date ultérieure de la marche prévue ce lundi.
Cette marche devait réunir les grands séminaristes des huit diocèses de l’ex-Katanga. Le départ était fixé à 9h à la cathédrale, direction la Mairie de Lubumbashi.
Objectif : exiger l’exécution de la décision de justice ordonnant la démolition des constructions anarchiques érigées sur le terrain de l’ASSEPEL, la concession du Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul de Tshamalale, dans la commune Annexe.
Un dossier qui ne date pas d’hier. Selon l’archidiocèse, cette concession est acquise depuis 1976. L’Église affirme avoir gagné trois fois devant les tribunaux, mais sans jamais obtenir l’exécution des décisions.
Sur place, des maisons ont été construites, une route bloquée, alors que le site doit servir à la formation des futurs prêtres, avec déjà une section de philosophie, et des projets d’université, de terrains de sport et d’activités agricoles.
Pourquoi ce report de dernière minute ? Mgr Muteba l’a expliqué lui-même, à la fin de la célébration.
« Nous avons accordé l’audience à une autorité qui venait de nous dire que votre cri a été entendu. Donnez-nous un peu de temps pour que nous puissions arranger les choses. Mais notre engagement est clair », a dit l’archevêque.
Il a insisté : les séminaristes étaient « déjà fin prêts ». Mais il a choisi de laisser du temps aux autorités pour « résoudre le problème pacifiquement tel qu’ils l’ont promis ».
Et il a prévenu :
« S’ils ne réalisent pas leur promesse, nous allons revenir plus forts et plus nombreux encore ».
Un message clair : le report n’est pas un abandon. C’est un sursis accordé aux autorités.
En attendant, le dossier Tshamalale reste ouvert. L’Église attend des actes. Pas seulement des promesses.
TOGE






