La Première ministre de la RDC, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, mercredi à New-York, un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur les violences sexuelles liées aux conflits.
Ce débat s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda « Femmes, paix et sécurité ».
La thématique est inspirée d’une triste réalité qui sévit dans l’Est de la RDC depuis plus de trois décennies. La région du Kivu est déchirée par une guerre qui a coûté la vie à des millions de personnes. Outre les pertes en vies humaines, des actes de violence sexuelle sont quotidiennement perpétrés, faisant des femmes et des filles les principales victimes.
« Cette expérience douloureuse nous impose responsabilité », a déclaré la PM Suminwa au Conseil de sécurité. Au nom de cette responsabilité, le gouvernement congolais a voulu mettre davantage en lumière la situation dans l’Est du pays, sans toutefois « faire de son expérience nationale l’unique objet » de ce débat de haut niveau au Conseil de sécurité.
Sur la tribune onusienne, la PM Judith Suminwa a plaidé en faveur de la justice, de la réparation et de la protection des survivants. Elle a appelé à renforcer l’application du droit international et à lutter contre l’impunité, avant de réaffirmer l’engagement de son pays en faveur de la paix, de la justice et du multilatéralisme.
Le plaidoyer de Suminwa découle de cette conviction: « les violences sexuelles liées aux conflits ne sont pas une question périphérique. Elles sont au cœur de l’agenda de paix et de sécurité ».
Dans cette optique, Judith Suminwa a soutenu que la RDC refuse de rester une simple victime de la situation sécuritaire précaire dans la région du Kivu et de l’impunité dont bénéficient encore les bourreaux.
« Nous avons choisi de renforcer nos institutions, de briser le cycle de l’impunité et de faire de la dignité des survivantes et survivants une priorité de l’action publique », a-t-elle martelé.
La RDC assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations-Unies pour le mois de juillet. Le débat de haut niveau conduit par la PM Suminwa a été axé sur le thème : « Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits ».
Ce débat constitue la première de trois activités phares du mandat congolais. Les deux autres rendez-vous seront conduits par la ministre d’Etat aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, et par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Gatien D. Kasongo





