Alors que des millions d’élèves sont en vacances depuis le 2 juillet, l’ancien président de la Ligue nationale de football des jeunes, Zéphyr Kanyinda Mukanya, tire la sonnette d’alarme.
Dans une tribune publiée mercredi, il a appelé le Gouvernement à se doter d’une politique claire pour occuper utilement les jeunes pendant les grandes vacances.
Des kermesses et des concerts, pas de cadre éducatif
Le constat est sévère. Dans les 24 communes de Kinshasa, les autorisations délivrées par le Gouvernement provincial et les administrations communales portent « essentiellement sur l’organisation de kermesses ».
Pour Zéphyr Kanyinda, ces espaces restent « largement inactifs » durant la journée. Ils ne s’animent qu’en soirée avec des concerts, de la musique à fort volume et la vente des boissons alcoolisées jusqu’aux premières heures du matin.
« Les mineurs se retrouvent davantage exposés à un environnement de divertissement nocturne qu’à un véritable cadre de loisirs éducatifs », déplore-t-il.
L’ancien dirigeant de la LINAFJ regrette le vide laissé par l’absence d’initiatives publiques. Pas de bibliothèques temporaires, pas d’ateliers, pas de compétitions sportives structurées, ni de colonies de vacances.
Selon lui, cette inaction transforme une période qui devrait être formative en un long moment d’oisiveté et d’exposition aux risques.
Quatre ministères appelés à la rescousse
Pour sortir de cette impasse, Zéphyr Kanyinda propose une approche multisectorielle. Il suggère d’associer les ministères de l’Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en collaboration avec les collectivités locales.
Objectif : organiser des tournois sportifs, des concours de lecture, des formations professionnelles et des activités citoyennes dans tous les quartiers.
« Investir dans la jeunesse pendant les vacances n’est pas une dépense: c’est un investissement stratégique pour l’avenir du pays », conclut-il.
TOGE





