Le président Félix Tshisekedi a tranché. Il a donné son feu vert pour l’organisation d’un « dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain ».
L’annonce a été faite ce vendredi à l’issue des discussions entre le Chef de l’État et les chefs religieux.
Le président Tshisekedi a échangé avec les leaders religieux des Églises catholique et protestante (CENCO-ECC), de l’Église de réveil du Congo (ERC) ainsi que de la communauté musulmane au Congo.
Ce dialogue, selon la présidence, vise à « consolider la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution ».
La rencontre Tshisekedi-Confessions religieuses marque une nouvelle étape dans la médiation menée depuis plusieurs mois par la CENCO-ECC. Les deux confessions plaident pour un cadre de discussions inclusif regroupant les forces politiques et sociales du pays.
Une feuille de route détaillant les modalités de ce processus de dialogue est attendue dans les prochains jours, selon des sources concordantes.
Le document devrait préciser le calendrier, les participants et les thématiques du dialogue.
L’objectif affiché : rassembler autour d’une table les acteurs politiques et la société civile pour trouver des solutions aux défis sécuritaires, institutionnels et sociaux du pays.
Le feu vert de Tshisekedi intervient dans un contexte de fortes tensions. Dans l’Est du pays, les combats entre l’armée et le M23 se poursuivent et provoquent le déplacement de milliers de civils.
Sur le plan politique, le débat autour d’un éventuel changement constitutionnel continue d’alimenter les discussions à Kinshasa et dans l’opinion.
Pour les médiateurs religieux, seul un dialogue national peut permettre de dégager un consensus sur les questions majeures et d’apaiser le climat politique.
Gatien D. Kasongo





