Le processus de dialogue prôné par le Président Félix-Antoine Tshisekedi est entré dans sa phase opérationnelle, à en croire les déclarations du pasteur Eric Senga, porte-parole de l'Église du Christ au Congo (ECC), tenues lundi lors d'un Space live organisé par le journaliste Stanis Bujakera.
En effet, le pasteur Eric Nsenga a révélé que la feuille de route des confessions religieuses est déjà en cours d’actualisation.
Selon lui, le travail a démarré cette semaine avec le cabinet présidentiel. La publication du document constitue désormais « la priorité ».
A scruter ses propos, cette feuille de route devrait consacrer un « mixage » entre le format uniquement institutionnel initialement voulu par le Chef de l'État et celui, porté par la CENCO-ECC, qui n'avait jamais reçu l'assentiment des institutions.
Elle devrait ainsi donner naissance, selon le pasteur Eric Nsenga, à un « nouveau paradigme » pour offrir au pays non pas le dialogue du Président ou de la CENCO-ECC, mais plutôt un processus conjoint.
Pour le porte-parole de l'ECC, la mission confiée aux églises se déroule par étapes.
« Les choses devaient avancer crescendo », a-t-il expliqué.
Une première phase a consisté, dit-il, à restaurer l’image des relations entre l’Église et l’État. La deuxième phase, qualifiée de « temps opportun », marque l’engagement officiel du pays dans le processus de dialogue.
La tâche actuelle des confessions religieuses est claire : préparer le terrain.
« La mission actuelle consiste à préparer l'environnement nécessaire à ce dialogue », a précisé le pasteur.
Il estime qu’un dialogue est impossible tant que persistent « un climat de méfiance et de blessures ».
Pour illustrer la méthode, il a cité le dialogue interne déjà mené entre les pasteurs et le Président. Un modèle qui, selon lui, doit se reproduire « à tous les niveaux de la société », avec la contribution de l’ensemble des acteurs, et non des seules Églises.
Sur le plan pratique, Eric Nsenga a confirmé que les églises joueront un rôle de médiation. Il a pris pour exemple la rencontre déjà tenue avec les responsables de la C64.
Ce rôle reste toutefois « à formaliser officiellement », a-t-il nuancé.
Avec l’actualisation de la feuille de route, Kinshasa et les confessions religieuses tentent de poser les bases concrètes d’un dialogue national inclusif, malgré les réserves de certains acteurs politiques.
TOGE





