Ancien président de la CENI devenu chef rebelle, Corneille Nangaa ferme la porte à toute discussion avec le pouvoir de Kinshasa.
Dans un message vidéo publié par ses services de communication, le coordonnateur de l’AFC estime qu’il est illusoire de chercher une sortie de crise dans de nouveaux arrangements politiques.
Pour Nangaa, le régime en place n’est pas un partenaire fiable. Il l’a décrit comme un « pouvoir manipulateur et menteur, incapable de respecter ses engagements ».
Dans ce contexte, il rejette catégoriquement l’idée de s’asseoir à une table de dialogue avec les autorités de Kinshasa.
Son refus intervient alors que la présidence, avec l’appui des églises catholique et protestante, s’active pour lancer un nouveau cadre de dialogue national « résolument républicain ».
Au-delà du rejet du dialogue, Corneille Nangaa remet en cause le principe même d’une solution politique. Il oppose au dialogue la nécessité d’une transformation en profondeur des institutions.
Loin des « arrangements hypocrites », l’ancien président de la CENI dit privilégier l’action. La solution passe, selon lui, par une « refondation complète de l’État congolais ».
Nangaa, dans son message, a décliné 4 chantiers prioritaires : une armée dissuasive, une police au service du peuple, une justice réellement indépendante, et une administration efficace et fonctionnelle.
Sa sortie marque l’un des premiers refus publics et assumés du processus annoncé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi.
TOGE





