L’épidémie d’Ebola gagne du terrain en RDC. Après le Haut-Uele, le virus a été signalé dans le Bas-Uele. Le pays compte désormais 6 provinces touchées, a confirmé ce vendredi le rapport officiel du ministère de la Santé, au lendemain de l’alerte lancée jeudi par le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya.
Selon les données de l’organisation africaine, c’est un patient venu d’Isiro, dans le Haut-Uele, qui a introduit la maladie à Buta, chef-lieu du Bas-Uele, où il est décédé.
Avec ce nouveau foyer, 54 zones de santé sont désormais concernées sur l’ensemble du territoire.
Africa CDC appelle à la prudence, le constat étant préoccupant.
Douze semaines après le début de l'épidémie, le bilan est déjà lourd : le nombre de cas confirmés est de 4.665 pour 2.184 décès, soit un taux de létalité de 46,8%, selon le dernier rapport du ministère de la Santé.
Ces chiffres, estime Africa CDC, sont 7 fois supérieurs pour les cas, et 5 fois supérieurs pour les décès, à ceux enregistrés à la même période lors de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest.
Face à cette accélération, Africa CDC tire la sonnette d’alarme.
« Si nous n’arrêtons pas cette épidémie, elle pourrait durer plus d’un an. Elle sera la plus importante au monde », a prévenu Jean Kaseya.
Les équipes de riposte doivent désormais couvrir 6 provinces et 54 zones de santé. L’enjeu est de combler le retard pris entre février et mai pour freiner la chaîne de transmission.
TOGE






