Le ministre de la Santé, Dr Samuel Roger Kamba, a officiellement lancé, vendredi à Kinshasa, le Plan multisectoriel révisé de 180 jours pour renforcer la riposte contre la 17e épidémie d’Ebola qui frappe le pays.
Baptisé « Une Santé » et porté avec l’OMS, Africa CDC et le Système des Nations Unies, ce plan s’articule autour de la détection précoce, de la décentralisation de la réponse jusqu’aux quartiers et villages et de la gratuité des soins dans les zones touchées.
Un budget colossal face à un bilan lourd
1,3 milliard de dollars. C’est le montant nécessaire pour financer intégralement ce plan de 180 jours.
Car l’urgence est réelle. Causée par la souche Bundibugyo, l’épidémie comptait déjà au 2 septembre 6 342 cas confirmés pour 3 072 décès.
Au total, 60 zones de santé réparties dans six provinces sont touchées par cette 17e épidémie, la plus mortelle de l’histoire du pays.
Face à cette situation, le Dr. Kamba a appelé à faire correspondre les engagements des partenaires aux ressources réellement disponibles sur le terrain.
« Notre engagement est total : agir vite, ensemble et avec détermination pour interrompre la transmission et sauver des vies. Chaque jour compte, chaque vie compte », a-t-il déclaré.
Le plan vise à renforcer la surveillance, la prise en charge et l’action au cœur des communautés.
Gatien D. Kasongo






