Enfouie depuis près de deux mois dans le Kongo Central, la baleine échouée à Muanda va refaire surface. Le Gouvernement a décidé de l’exhumer pour permettre des analyses scientifiques approfondies.
L’annonce a été faite par la ministre de l’Environnement, Marie Nyange, à l’issue d’une visite à Muanda, à en croire les informations rapportées mercredi par l’ACP.
« Cette opération permettra aux chercheurs de mener des études scientifiques approfondies sur la dépouille afin d’en apprendre davantage sur les causes de cet événement exceptionnel », a indiqué la ministre.
Une opération scientifique, pas une simple récupération
Pour Malick Muamba, expert en environnement, l’enjeu dépasse le simple retrait d’une carcasse.
« L’exhumation de la baleine échouée sur la côte congolaise constitue une décision importante pour la recherche scientifique et la conservation de notre patrimoine biologique. Après plusieurs semaines d’enfouissement, cette opération ne devrait cependant pas être considérée comme une simple intervention technique. Elle représente une véritable opération scientifique, qui doit être conduite selon un protocole rigoureux, documenté et multidisciplinaire », a-t-il insisté.
En outre, l’expert a plaidé pour la mise en place d’une commission gouvernementale chargée d’élaborer un protocole national d’exhumation des grands mammifères marins.
Un échouage rare qui avait ému la RDC
Pour rappel, cette baleine s’était échouée fin juin-début juillet sur la côte de Muanda, unique façade maritime de la RDC, dans la province du Kongo Central.
Un événement exceptionnel qui avait suscité une vive émotion et de nombreuses interrogations.
Faute de moyens de conservation, la dépouille de plusieurs tonnes avait été enterrée sur place par les autorités locales, conformément aux pratiques sanitaires d’urgence.
L’espèce, la cause de la mort et les raisons de son échouage n’avaient pas pu être déterminées à l’époque.
L’exhumation annoncée devrait permettre des prélèvements, des analyses ADN, toxicologiques et anatomiques, afin de comprendre ce phénomène rare sur la côte congolaise, régulièrement confrontée à la pollution et à l’activité pétrolière offshore.
TOGE






