La peur a duré quelques heures. L’Institut national de santé mublique (INSP) a finalement invalidé l’alerte concernant un cas suspect d’Ebola signalé à Lemba, dans la capitale.
Après une investigation menée sur le terrain, les équipes de la Division provinciale de la santé de Kinshasa et du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) n’ont trouvé aucune trace.
Aucun lien épidémiologique n’a pu être établi avec la flambée de Bundibugyo qui sévit actuellement dans l’Est du pays.
Le bilan reste donc inchangé pour Kinshasa. La ville n’est pas touchée à ce stade.
Un « faux signal » qui sert à la riposte
Si l’alerte est levée, l’INSP insiste sur le côté utile de l’opération. L’enquête a permis de tester en conditions réelles le dispositif de détection précoce dans un grand hôpital de la capitale.
Les Cliniques universitaires de Kinshasa ont été mises à contribution. Selon l’INSP, l’exercice a renforcé leur vigilance sur trois points clés : la surveillance épidémiologique, le triage à l’entrée des urgences et les mesures de prévention des infections.
En clair, un suspect écarté, mais un système un peu plus solide.
Kinshasa en état d’alerte préventive
Cette fausse alerte intervient alors que la RDC traverse sa 17e épidémie d’Ebola. Avec plus de 2.300 morts, l’épidémie est la plus meurtrière de l’histoire du pays. Le variant Bundibugyo circule dans 6 provinces, avec l’Ituri comme épicentre.
Face à la vitesse de propagation, Kinshasa a placé tous ses hôpitaux de référence en mode vigilance. Les équipes sont formées à repérer les symptômes, isoler rapidement et alerter.
L’INSP rappelle que dans ce contexte, chaque signalement doit être pris au sérieux, même si la plupart se révèlent négatifs après analyse. C’est le prix pour éviter une surprise.
Pour l’instant, aucun cas confirmé n’a été enregistré dans la capitale. Mais la surveillance reste maximale.
Gatien D. Kasongo






