Les chiffres sont lourds. Selon le point de situation livré ce mercredi par le Gouvernement congolais, l'épidémie de maladie à virus Ebola affiche 5 021 cas confirmés, répartis dans 6 provinces : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.
Autrement dit, en seulement 3 mois, 5 nouvelles provinces ont été touchées.
Selon le bilan, 751 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés. Le cumul des patients déclarés guéris est de 1 061.
Mais la létalité reste extrêmement élevée : 2 378 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 47,4%. En d'autres termes : 1 malade sur 2 meurt, et un seul sur 5 arrive à guérir.
Côté riposte, le suivi des contacts, indicateur clé pour briser la chaîne de transmission, affiche un taux de 82,2%.
Face à cette situation, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a tranché : l'épidémie d'Ebola en RDC « demeure une urgence de santé publique de portée internationale ».
Le ministre de la Santé, le Dr Roger Samuel Kamba, a voulu se montrer rassurant mardi lors d'un briefing presse du Gouvernement : « Le virus n'échappe pas au contrôle. Il est juste plus contagieux ».
La souche Bundibugyo est devenue la plus meurtrière de l'histoire depuis la découverte de la maladie à virus Ebola en 1976 au village Yambuku dans la province de la Mongala en RDC.
Gatien D. Kasongo





