Cinq ans après la disparition de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, son héritage s’invite dans la crise interne qui secoue Ensemble pour la République. Dans une tribune publiée à cette occasion symbolique, Olivier Kamitatu monte au créneau pour défendre Hervé Diakiese Kyungu, fils du défunt leader katangais et porte-parole suspendu du parti.
Kamitatu dénonce frontalement les conditions de cette suspension. Selon lui, elle a été précédée d’une campagne d’« avilissement » contre Me Diakiese, sans que le principe élémentaire du contradictoire n’ait été respecté.
Un rapport pour faire annuler la sanction
L’ancien président de l’Assemblée nationale ne s’est pas contenté d’une prise de position publique. Il révèle avoir saisi le Directoire d’un rapport circonstancié, demandant que la décision soit rapportée et que l’intéressé soit enfin entendu.
« Je prends acte, sans m’en accommoder, du maintien de la mesure à ce jour », précise-t-il, actant que sa démarche n’a pas encore abouti.
Pour Kamitatu, l’enjeu dépasse le cas Diakiese. Il met en garde contre le risque de voir ce précédent se répéter contre d’autres cadres du parti, et appelle Ensemble à se montrer digne de l’héritage de Gabriel Kyungu en garantissant la justice interne plutôt qu’en imposant le silence.
Pour rappel, tout est parti d’une intervention de Me Hervé Diakiese mardi dernier sur la chaîne YouTube du journaliste Pero Luwara. Proche d’Olivier Kamitatu, le porte-parole y menaçait de s’en prendre à « quiconque au sein du parti, y compris Moïse Katumbi », manquerait de respect à Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole du leader.
Réuni jeudi 20 août autour de son président national, le Directoire Exécutif National avait jugé ces propos « inappropriés, discourtois à l’endroit du Président national, insultant à l’encontre d’un membre du Directoire et d’autres cadres du Parti, indigne pour la fonction de Porte-parole ».
Le Directoire avait alors décidé la suspension de Hervé Diakiese Kyungu de ses fonctions de porte-parole et de toute activité au nom du parti, avec mise à disposition du Comité des Sages pour être entendu jusqu'à la fin de la procédure.
C’est cette procédure expéditive que conteste aujourd’hui Olivier Kamitatu, au nom du respect des droits de la défense et de la mémoire de Gabriel Kyungu.
TOGE






