Dans un communiqué ce lundi, le Gouvernement congolais a dénoncé la mise en place de taxes illicites dans les territoires sous contrôle de l’AFC/M23, appuyée par l'armée rwandaise.
Dans le viseur : les secteurs les plus sensibles.
La gratuité de l’enseignement enterrée
Selon Kinshasa, depuis la rentrée 2025-2026, la gratuité de l’enseignement primaire, pilier du programme du Président Tshisekedi, est violée dans les zones occupées. Des frais sont à nouveau exigés dans les écoles primaires et maternelles.
Pire : un prélèvement illégal de 17% est imposé sur les recettes trimestrielles des établissements scolaires.
Hôpitaux et orphelinats rançonnés
L’extorsion ne s’arrête pas à l’école. Les hôpitaux publics et privés ainsi que les orphelinats sont soumis à des « taxes et impôts illicites », dénonce le Gouvernement, « compromettant l’accès aux soins et la protection des personnes vulnérables ».
Le communiqué pointe également la nomination parallèle des responsables d’établissements d’enseignement supérieur et universitaire, preuve selon Kinshasa de « l’installation d’une administration illégitime ».
Pour l’Exécutif, ces mesures arbitraires portent directement atteinte aux droits fondamentaux et violent la résolution 2773 du Conseil de sécurité qui exige le retrait du M23, ainsi que les Accords de Washington et de Doha.
Le Gouvernement réaffirme qu’« aucun de ces crimes ne restera impuni ».
TOGE






