Le président de l’Envol, Delly Sessanga, monte au créneau contre la décision de l’AFC-M23 d’imposer des frais scolaires dans les écoles primaires des zones sous son contrôle dans le Kivu.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, l’opposant qualifie cette mesure d’« inacceptable » et rappelle que la gratuité de l’enseignement primaire n’est pas négociable.
« La gratuité de l’enseignement primaire public n’est ni une faveur du Gouvernement ni un privilège que l’on peut accorder ou retirer selon celui qui contrôle un territoire. C’est un droit garanti à chaque enfant congolais par l’article 43 de la Constitution », tranche-t-il.
Pour Delly Sessanga, même si sa mise en œuvre peut être critiquée, la gratuité est désormais un « acquis social qui doit être préservé ». Il estime qu’aucun enfant ne peut en être privé à cause de la guerre ou des lignes de front.
L’opposant dénonce une double peine infligée aux populations de l’Est, déjà éprouvées par les morts, les déplacements et l’effondrement économique.
« On ne peut pas leur imposer maintenant de payer pour que leurs enfants puissent aller à l’école », écrit-il, soulignant que les enseignants concernés continuent d’être payés par l’État congolais.
« Faire supporter aux parents le financement de l’enseignement primaire revient à faire payer une nouvelle fois la guerre à ceux qui en sont déjà les premières victimes », déplore le leader d’Envol.
Delly Sessanga appelle au « retrait immédiat de ces frais » et demande au Gouvernement central de prendre toutes les dispositions, avec les partenaires de l’éducation, pour garantir l’effectivité de la gratuité.
« Nos différends politiques et la guerre ne doivent jamais prendre l’éducation de nos enfants en otage. L’école doit rester ouverte et gratuite pour tous les enfants du primaire public. Partout en République démocratique du Congo », conclut-il.
TOGE






