Le Président Félix Tshisekedi a réuni, lundi à la Cité de l’Union africaine, les chefs des institutions pour évoquer les enjeux et défis du pays, alors que le Parlement s’apprête à ouvrir ce mardi la session budgétaire de septembre.
Autour de la table, les présidents des deux chambres du Parlement, Sama Lukonde pour le Sénat et Aimé Boji pour l’Assemblée nationale, la Première ministre Judith Suminwa et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.
Lors de cette interinstitutionnelle, Félix Tshisekedi a fixé le cap pour le dernier trimestre 2026 et l’année 2027. Il a partagé ses priorités axées sur les questions sécuritaires toujours prégnantes, ainsi que sur ses chantiers sociaux : l’élargissement de la gratuité de l’enseignement aux classes de 7e et 8e et la riposte contre la 17e épidémie d’Ebola, entre autres.
Plus qu’une simple réunion de coordination, le Chef de l’État en a fait une tribune pour défendre son projet de dialogue. Il a notamment réaffirmé sa volonté d’instaurer, selon ses mots, « un cadre de concertation entre Congolais en faveur de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État ».
La veille de cette rencontre, le Président Tshisekedi a fait publier l’ordonnance instituant le comité préparatoire chargé de baliser la voie du dialogue national.
À ce stade, les animateurs de ce comité ne sont pas encore nommés et son cahier des charges reste à préciser.
En face, l’opposition maintient sa ligne de refus. Plusieurs leaders disent ne pas se reconnaître dans ce processus, qu’ils jugent verrouillé, non inclusif et taillé pour ouvrir la voie à une révision constitutionnelle.
Pour faire entendre sa position, l’opposition renoue avec les manifestations publiques ce mardi.
Une marche autorisée par l’Hôtel de Ville de Kinshasa se tient en ce moment pour exiger, selon les organisateurs, le respect de la Constitution et dire non à un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi.
Gatien D. Kasongo






