La C64, principale coalition de l’opposition politique en RDC, a initié une plainte collective à la suite de sa manifestation « réprimée » du 15 septembre à Kinshasa.
La plainte vise des autorités politico-administratives et sécuritaires de Kinshasa et la direction de l’UDPS.
Le VPM Jacquemain Shabani et le gouverneur Daniel Bumba sont dans le viseur de l’opposition. Avec eux, le ministre provincial de l’Intérieur, Jeannot Canon La Rose, et les deux responsables de la police provinciale, Israël Kantu et Faustin Numbi.
La direction de l’UDPS est aussi ciblée, avec Augustin Kabuya, président a.i et secrétaire général du parti présidentiel. À ses côtés, Joël Mpaba alias « Muselu », présenté comme le chef des opérations de « Force du progrès », mouvement de jeunes affilié à l’UDPS.
Le document liste plusieurs infractions présumées, notamment des violences contre les civils, l’entrave aux droits de l’opposition, l’organisation de milices, l’association de malfaiteurs, des coups et blessures, des homicides et tentatives d’homicides, des destructions de biens, des arrestations arbitraires, des enlèvements et des faits qualifiés de crimes contre l’humanité et de terrorisme.
La marche de l’opposition a connu une perturbation significative entre la 12e et la 10e rue Limete, fief de l’UDPS.
La C-64 a dénoncé un « guet-apens », volontairement tendu pour permettre l’attaque à la machette et autres armes blanches contre ses militants.
La Police et la CNDH, dans leurs communiqués respectifs, ont confirmé cette perturbation avec un bilan différent de celui avancé par l’opposition.
Pour elles, les « échauffourées » ont fait des blessés dont le général Israël Kantu.
Côté opposition, on a déploré le décès d’un cadre du parti de Prince Epenge, qui aurait été pris à partie par des éléments de « Force du progrès ».
Gatien D. Kasongo






