La prison centrale d’Inongo s’est vidée dans la nuit de mercredi à jeudi. Sur 38 détenus, 31 se sont évadés. Il n’en reste que sept derrière les barreaux.
Une évasion massive, provoquée non par une attaque extérieure, mais par un abandon de poste.
Selon le directeur intérimaire de l’établissement, Paul Pius Biako, les militaires FARDC commis à la garde pénitentiaire ont quitté leur position sur instruction de leur chef, un capitaine.
En cause : une prime de détachement impayée. Une enveloppe promise par le gouvernement provincial du Mai-Ndombe aux militaires chargés de la sécurisation de la prison, mais qui n’a jamais été décaissée.
Privée de surveillance, la prison s’est retrouvée sans garde. Les détenus en ont profité pour s’évader dans la nuit.
Les autorités provinciales ont lancé un avis de recherche. Des opérations sont en cours pour tenter de rattraper les 31 fugitifs.
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