À New York, la RDC a voulu montrer qu’elle fait sa part. Mardi lors de la 10232e séance du Conseil de sécurité consacrée à la situation en RDC, son Représentant permanent, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, a détaillé les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du volet sécuritaire de l’accord de Washington.
Des engagements traduits en actions
Devant les membres du Conseil puis face à la presse à l’issue des consultations, le diplomate congolais a mis en avant un calendrier précis : signature le 30 mai 2026 d’un protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement des FDLR-FOCA, ralliement de trois autres groupes au dépôt volontaire des armes le 29 août, et préparation en cours d’une opération de neutralisation dans la zone NAI-1.
Pour Kinshasa, ces étapes illustrent sa volonté de respecter ses obligations tout en défendant sa souveraineté et son intégrité territoriale.
La RDC sollicite désormais un appui technique de la MONUSCO et du Conseil pour accompagner et surtout vérifier ce processus de manière indépendante.
Dans la même intervention, l’ambassadeur a rappelé l’autre versant de l’accord : l’application intégrale de la résolution 2773, qui exige la cessation des hostilités et le retrait du M23 des zones occupées, la fin du soutien rwandais à ce mouvement et le retrait sans condition des troupes rwandaises du sol congolais. Kinshasa dit attendre la même rigueur de toutes les parties.
Le constat d’un observateur neutre
Un point a retenu l’attention : les efforts congolais ont été corroborés par le Représentant du Secrétaire général de l’ONU en RDC, James Swan.
Sans son briefing sur les processus de Washington, Doha et de l’Union africaine, il a confirmé que la MONUSCO accompagne effectivement le programme volontaire de désarmement et de cantonnement annoncé par Kinshasa en juillet.
Preuve à l’appui : depuis son site provisoire de Saké, la Mission onusienne a déjà rapatrié vers le Rwanda 122 ex-combattants FDLR et leurs dépendants au cours du mois de septembre.
Une validation venue d’un acteur neutre qui, pour la délégation congolaise, crédibilise la démarche de Kinshasa au moment où le Conseil évalue le respect des engagements par chaque partie.
Gatien D. Kasongo






